Sur place, les responsables de l’aérodrome lui ont exposé les principaux blocages qui freinent son exploitation.

Selon un communiqué du ministère, la piste mesure 1 200 m sur 21 m mais ne supporte que 5 tonnes. Un projet de réhabilitation et d’allongement, lancé en 2015 après une mission d’experts de la Régie des voies aériennes, reste toujours en attente. Les responsables locaux ont aussi plaidé pour le renouvellement de la flotte automobile de la RVA.

Le volet énergétique a aussi été abordé. Des équipements existent sur le site, mais ils tournent au ralenti faute d’alimentation adaptée. Pour y remédier, des discussions sont en cours avec l’ANSER afin d’installer des panneaux solaires et alimenter l’aérodrome dans des délais raisonnables.

Daniel Mukoko Samba a ensuite réuni le Conseil provincial de sécurité et plusieurs responsables des services publics. Le constat est clair : moyens logistiques insuffisants, mobilité réduite des services, réseaux de communication instables, déficit d’infrastructures et difficultés de paiement des agents de l’État, aggravées par l’absence de banques dans la province.

Les participants ont insisté sur l’urgence de réhabiliter l’aéroport de Lusambo et sa route d’accès. Ils ont aussi réclamé un renforcement des capacités opérationnelles des services publics pour affermir la présence de l’État.

Ils ont enfin rappelé que l’enclavement du Sankuru, couplé au manque d’infrastructures de transport et de communication, bloque le développement local et freine l’attractivité économique de la province.

Au cours de sa visite, le ministre s’est rendu aux bureaux de l’OVD, au gouvernorat, à l’Hôpital général de référence, sur le site solaire de l’ANSER, au chantier du château d’eau du développement rural sur la RN42, ainsi qu’aux installations portuaires de l’ONATRA.

Ces visites ont permis de faire le point sur les infrastructures existantes et de dégager les priorités pour relancer l’économie et améliorer les services publics dans la région.