L’expertise universitaire au cœur du recensement
Pour Alain Akpadji, ce recensement va bien au-delà d’un simple dénombrement. Les données récoltées serviront de base à la recherche universitaire : mémoires de licence, mémoires de master, thèses de doctorat, travaux des centres de recherche et publications scientifiques. Elles nourriront aussi les innovations nécessaires à la transformation de la RDC.
« L’UNFPA accompagne le gouvernement congolais avec conviction. Un développement durable ne peut se planifier sans une connaissance exacte de la réalité démographique. Votre rôle est central. En tant qu’universitaires, vous représentez une ressource essentielle. Nous comptons sur vous pour assurer la rigueur technique de cette opération. Les données collectées seront le point de départ de vos futurs travaux et de vos publications », a-t-il souligné.
Des données pour des politiques publiques plus efficaces
De son côté, le ministre du Plan a insisté sur l’après-recensement. Pour lui, la réussite du RGPH-2 ne se limite pas à la qualité du dénombrement. Elle dépendra aussi de la capacité du pays à convertir ces données en savoirs, ces savoirs en politiques publiques, et ces politiques en amélioration concrète des conditions de vie.
« Nous voulons ancrer durablement en RDC une culture de décision fondée sur la connaissance, l’analyse scientifique et des données fiables. Un pays qui ignore sa population ne peut pas planifier. Un pays qui ne maîtrise pas ses données stratégiques construit son avenir sur des approximations. À l’inverse, un pays qui investit dans la connaissance se donne les moyens d’orienter ses politiques, de mieux répartir ses ressources et de répondre plus efficacement aux besoins de ses citoyens », a-t-il expliqué.
Il a ensuite ajouté : « Cette ambition n’aura de sens qu’avec votre implication. Le gouvernement organise le recensement, mais ce sont les universités et instituts supérieurs qui lui donneront toute sa valeur. Des données, aussi précieuses soient-elles, ne prennent tout leur sens que lorsqu’elles sont analysées, interprétées, confrontées au terrain et transformées en outils d’aide à la décision. »
Selon Guylain Nyembo, l’objectif est de faire du RGPH-2 non seulement la plus grande opération statistique jamais menée en RDC, mais aussi la première grande infrastructure nationale de données au service de la recherche, de l’innovation et de la décision publique.



















