En ouvrant la première séance plénière, samedi 27 juin, Sama Lukonde a souligné que cette session, convoquée depuis le 26 juin, répond à la nécessité de traiter des dossiers urgents, parmi lesquels figure le projet de loi de finances rectificative pour l'exercice 2026, ainsi que plusieurs textes indispensables au fonctionnement des institutions de la République.

“Chaque fois que l'intérêt supérieur de la Nation l'exige, notre devoir est d'y répondre avec engagement et responsabilité”, a déclaré le président du Sénat, exhortant les sénateurs à conduire leurs travaux avec un sens élevé du devoir.

Le speaker de la Chambre haute a rappelé que cette session extraordinaire avait été annoncée à la clôture de la session ordinaire et qu'elle a été convoquée à la suite des correspondances adressées les 19 et 24 juin par la Première ministre, conformément aux dispositions de l'article 116 de la Constitution.

Évoquant le contexte national, Jean-Michel Sama Lukonde a insisté sur les défis auxquels le pays est confronté, notamment la poursuite de la guerre d'agression dans l'est de la République démocratique du Congo, impliquant le Rwanda et le M23, ainsi que l'épidémie d'Ebola qui sévit dans cette région. Il a estimé que ces circonstances imposent aux institutions de faire preuve d'efficacité et de réactivité.

Sama Lukonde a, par ailleurs, assuré que l'ensemble des matières inscrites à l'ordre du jour seront examinées dans le respect des dispositions du règlement intérieur du Sénat.

La séance s'est poursuivie avec la lecture, par la rapporteure Nefertiti Ngudianza, des bases constitutionnelles et réglementaires encadrant la tenue d'une session extraordinaire. Elle a rappelé que, conformément à la Constitution et au règlement intérieur du Sénat, une telle session peut être convoquée sur un ordre du jour déterminé à l'initiative du Bureau, de la moitié des sénateurs, du président de la République ou du gouvernement.