Dans une prise de position ferme, Ilambo déclare n’avoir « aucun démenti à opposer au chef de la diplomatie d’un pays agresseur ». Il reproche à Kigali de scruter les communications de la présidence congolaise plutôt que de répondre aux accusations liées à l’insécurité dans l’Est de la RDC.

Le conseiller dénonce aussi une manœuvre rwandaise visant à fabriquer un « narratif politique » autour des échanges diplomatiques de Kinshasa pendant le sommet. Selon lui, la présidence n’a pas l’obligation de rendre publics chaque entretien ou rencontre menés par ses émissaires dans le cadre de leur travail diplomatique.

« La Présidence de la République n’a pas à se justifier devant le ministre rwandais des Affaires étrangères, ni devant ceux qui reprennent ses éléments de langage sans esprit critique », a-t-il martelé.

Cette sortie s’inscrit dans un climat de tensions persistantes entre Kinshasa et Kigali. Les autorités congolaises accusent régulièrement le Rwanda de soutenir les groupes armés actifs dans l’Est, notamment le M23. Kigali rejette systématiquement ces accusations.

Bienvenue Ilambo a par ailleurs invité ceux qui affirment détenir des détails précis sur l’organisation du sommet et les discussions officielles à se tourner directement vers le secrétariat de l’événement.

Cet échange médiatique illustre une fois encore l’ampleur de la crise qui oppose les deux pays, bien au-delà du front militaire dans l’Est de la RDC.