Selon les données couvrant les mois d’octobre, novembre et décembre 2025, la marque Itel s’impose très largement comme le téléphone le plus utilisé sur les réseaux congolais, avec plus de 500 000 nouveaux appareils connectés chaque mois. TECNO confirme également sa forte implantation, avec près de 200 000 nouveaux terminaux mensuels. Ces chiffres traduisent le poids croissant des marques chinoises capables de proposer des appareils accessibles dans un pays où le pouvoir d’achat reste limité.

Mais l’élément le plus marquant du rapport reste la hausse brutale des appareils classés comme « fake ». Alors qu’ils représentaient environ 83 000 nouveaux terminaux en octobre et novembre, leur nombre dépasse 220 000 en décembre. Une explosion qui soulève des inquiétudes sur l’ampleur du marché parallèle, des contrefaçons et des importations non certifiées qui circulent dans le pays, particulièrement pendant les fêtes de fin d’année.

Côté géants historiques, Samsung résiste avec environ 120 000 nouveaux appareils par mois, mais son emprise sur le marché populaire s’érode face à la concurrence chinoise. Apple demeure marginal, bien qu’une nette poussée soit observée en décembre, portée par le boom des iPhone reconditionnés et l’essor du marché de l’occasion dans les grands centres urbains.

Autre enseignement important : la catégorie « Others », qui regroupe une multitude de marques moins connues, dépasse 627 000 appareils en décembre. Cela montre à quel point le marché congolais reste fragmenté, alimenté par des importations massives venues principalement d’Asie, souvent en dehors des circuits classiques de distribution.

Au-delà des marques, ces chiffres montrent surtout que la RDC est devenue un immense marché numérique populaire. Chaque mois, des centaines de milliers de nouveaux appareils rejoignent les réseaux télécoms du pays. Une dynamique qui confirme l’importance stratégique du téléphone mobile dans la vie quotidienne des Congolais, aussi bien pour la communication que pour le commerce, les paiements mobiles et l’accès aux services numériques.