Le point de départ a été donné le jeudi 20 août à Kasangulu. Pour sa première étape, le ministre des Sports et Loisirs, Didier Budimbu, a posé ses valises au stade Diogras.

L’enceinte figure parmi les installations prioritaires à réhabiliter. Ce programme ambitieux vise une mise aux normes CAF et FIFA, avec également une modernisation des infrastructures dédiées au basketball.

Sur un second site, le ministre s’est rendu sur le terrain devant accueillir le futur complexe sportif. Le projet prévoit la construction d’un deuxième stade et de plusieurs aires de jeu destinées à d’autres disciplines.

Plus qu’un stade, un pôle sportif aux portes de Kinshasa

Au-delà de la simple rénovation, l’enjeu est plus large. Il s’agit de doter cette ville aux portes de Kinshasa d’une véritable capacité d’accueil sportif, capable d’abriter des compétitions sans dépendre systématiquement des infrastructures de la capitale.

Pour évaluer la faisabilité du chantier, Didier Budimbu était accompagné de représentants de Mango International, entreprise chinoise spécialisée dans la construction d’équipements sportifs. Selon les premières projections, la réhabilitation du stade Diogras nécessiterait environ six mois de travaux, pour une capacité estimée entre 3 000 et 5 000 places, en fonction des financements mobilisés.

Des chiffres qui restent indicatifs. La concrétisation du projet dépendra des études techniques à venir et surtout de la disponibilité effective des ressources.

Après Kasangulu, la tournée doit se poursuivre dans le Haut-Katanga, le Lualaba, puis dans l’espace Grand Kasaï, avec des étapes prévues à Kananga et Mbuji-Mayi.

À travers ce périple, le ministère veut dresser un état des lieux précis des infrastructures existantes et dégager des priorités claires entre construction, réhabilitation et modernisation.

L’objectif à terme est de multiplier les pôles sportifs fonctionnels à travers le pays et de rapprocher les équipements des athlètes et du public. Pour un sport congolais longtemps concentré autour de Kinshasa, cette décentralisation pourrait constituer l’un des chantiers majeurs des prochaines années.