Le mouvement dit clairement qu’il n’y aura pas de dialogue sans le retrait préalable du projet de révision constitutionnelle. Pour la C64, c’est le préalable non négociable pour débloquer la situation.

Dans le même temps, elle annonce une mobilisation dans la rue. Une marche est prévue pour le 22 juillet afin de faire entendre ses revendications et d’influencer le cours des événements politiques.

Cependant, plusieurs observateurs relèvent un angle mort dans cette démarche : la question du retrait des troupes rwandaises n’est pas évoquée. Le dialogue est donc conditionné uniquement à l’enjeu constitutionnel, et à rien d’autre.

Cette position relance le débat sur les priorités du moment et met en évidence les lignes de fracture qui demeurent, notamment sur la situation sécuritaire dans l’est du pays.

À l’approche du 22 juillet, une interrogation s’impose : la C64 et les autres acteurs politiques parviendront-ils à harmoniser leurs positions pour sortir de cette impasse ?