Selon un communiqué de la présidence, le programme s’inspire des conclusions de la Table ronde nationale sur l’emploi et l’entrepreneuriat des jeunes, tenue en novembre dernier. L’ambition est de faire de la jeunesse le principal levier de transformation économique du pays. Il repose sur trois piliers : la formation professionnelle, le développement de l’entrepreneuriat, et l’accès à l’emploi avec l’égalité des chances pour tous.

Renforcer les compétences et les métiers techniques

Sur le volet formation, le chef de l’État a annoncé un renforcement des écoles des métiers et des centres de formation professionnelle. Il prévoit aussi de développer l’apprentissage, l’alternance, les stages de découverte et les filières techniques afin de mieux adapter les compétences au marché.

CONAPAS au cœur du volet entrepreneuriat

Concernant l’entrepreneuriat, le programme rendra opérationnel le Concours national des plans d’affaires simplifiés, CONAPAS. L’objectif est d’identifier, sélectionner, financer et accompagner, sur toute l’étendue du territoire, des projets créateurs de valeur, d’emplois et d’impact local.

Un programme inclusif pour tous les jeunes

Le président a également rappelé le caractère résolument inclusif du dispositif. Il doit cibler les jeunes femmes, les jeunes vivant avec un handicap, les personnes atteintes d’albinisme, les peuples autochtones pygmées, ainsi que les jeunes des milieux ruraux, déplacés, sortant de situations de vulnérabilité ou issus de zones touchées par les conflits.

1,3 milliard USD pour des millions d’emplois d’ici 2032

Doté d’un budget global estimé à 1,3 milliard de dollars sur six ans, dont une première tranche de 50 millions de dollars, le programme vise la création de plusieurs millions d’emplois d’ici 2032. Il s’appuiera sur des mécanismes de formation, de financement et d’accompagnement des jeunes porteurs de projets.

Mise en œuvre rigoureuse et transparente exigée

Enfin, Félix Tshisekedi a instruit le gouvernement d’assurer une mise en œuvre rigoureuse, coordonnée et transparente. Il exige des ministères concernés des plans d’action précis, des échéances claires, des responsabilités définies, des budgets sécurisés, ainsi que des indicateurs et des résultats mesurables.