Le différend remonte à un contrat signé en 2016. En échange d’un investissement annoncé de 10 millions de dollars destiné à installer des caméras, des radars et des feux intelligents à Kinshasa, Syntell devait être remboursée grâce aux recettes générées par la vidéo-verbalisation.

Dix ans plus tard, l'exécutif estime que ces infrastructures n’ont jamais été réalisées, alors que l’entreprise continue d’exploiter la plateforme informatique et de percevoir une rémunération sur la vente des plaques d’immatriculation.

Le 25 mai dernier, le ministre des Finances, Doudou Fwamba, a exigé le transfert de cette plateforme à l’État. Face au refus de Valornet, le ministre de la Justice, Guillaume Ngefa, a saisi le Tribunal de grande instance de Kinshasa-Gombe afin d’obtenir sa rétrocession.

Valornet a introduit un recours devant le Conseil d’État pour contester la réduction de sa rémunération décidée par le gouvernement. Au-delà du contentieux commercial, cette affaire relance le débat sur la souveraineté numérique de la RDC, la protection des données personnelles des automobilistes et la transparence des contrats publics.

Le gouvernement entend désormais confier le système au nouveau prestataire belge Castillo Valere, chargé de produire des plaques sécurisées intégrant un code QR et destinées à accompagner le déploiement de la vidéo-verbalisation.