Le sélectionneur reconduit l’ossature qui a porté les dernières campagnes continentales et les éliminatoires. Cette stabilité confirme sa volonté de préserver les automatismes et la cohésion bâtis au fil des rassemblements.

Dans les cages, Lionel Mpasi, Timothy Fayulu et Matthieu Epolo gardent la confiance du staff. En défense, on retrouve des noms familiers comme Aaron Wan-Bissaka, Chancel Mbemba, Arthur Masuaku et Axel Tuanzebe.

Au milieu, Gaël Kakuta, Charles Pickel, Samuel Moutoussamy et Noah Sadiki seront à nouveau chargés d’animer le jeu congolais. Devant, Desabre conserve ses valeurs sûres : Cédric Bakambu, Yoane Wissa, Simon Banza, Théo Bongonda, Meschack Elia et Fiston Mayele.

Mais cette fidélité au groupe existant interroge

Depuis plusieurs mois, les Léopards butent sur les mêmes limites offensives. Malgré la présence de profils talentueux, l’équipe se montre peu efficace devant le but et manque souvent d’inspiration dans les 30 derniers mètres.

Le secteur médian reste aussi un point de friction. Entre construction trop lente, difficulté à imposer le rythme et transitions peu tranchantes, les critiques reviennent régulièrement. Pour beaucoup d’observateurs, la RDC arrive au Mondial avec des failles tactiques déjà visibles lors des dernières années.

L’absence de sang neuf au milieu et sur le front de l’attaque alimente également les débats chez les supporters. Desabre a néanmoins privilégié l’expérience et la stabilité, au détriment d’une refonte à quelques semaines du coup d’envoi.

Placée dans un groupe relevé avec le Portugal le 17 juin, la Colombie le 24 juin et l’Ouzbékistan le 28 juin, la RDC devra rapidement débloquer son potentiel offensif si elle veut espérer passer un cap dans ce Mondial 2026.