Cette démarche, engagée depuis décembre 2025, vise notamment à améliorer la traçabilité des minerais, à lutter contre les activités illicites et à protéger les droits des titulaires de concessions. Les contrôles menés dans le Lualaba et le Haut-Katanga ont conduit le ministère à durcir ses exigences envers les entités de traitement et de commercialisation.

Deux responsables du SAEMAPE suspendus

Le 21 octobre, deux responsables du Service d'assistance et d'encadrement de l'exploitation minière artisanale et à petite échelle (SAEMAPE), Jean-Paul Kapongo Kadiobo et Georges Nyembo Kitungwa, ont été suspendus pour des manquements présumés liés à l'encadrement de l'exploitation artisanale dans les périmètres concédés. Ces décisions soulèvent aussi la question du fonctionnement des services chargés de faire respecter la réglementation.

Au-delà des sanctions, l'encadrement des artisanaux

Toutefois, l'assainissement du secteur ne peut se limiter aux sanctions. Dans une province où l'exploitation artisanale fait vivre de nombreux ménages, l'organisation des sites autorisés, l'accès aux circuits de commercialisation et la clarification des responsabilités restent essentiels pour limiter les pratiques irrégulières.

Des résultats concrets attendus

La mission de Louis Watum intervient ainsi à un moment où les autorités sont attendues sur les résultats concrets de leur politique. Au-delà des contrôles, sa réussite dépendra de la capacité du ministère à faire appliquer les règles de manière cohérente, à protéger les droits miniers légalement établis et à mieux encadrer l'exploitation artisanale.