Anciennement doté de 450 lits, cet établissement sanitaire fait aujourd’hui l’objet d’une vive contestation. Du côté de la DPS, la démolition en cours n’est pas vue comme une opération de modernisation. Les cadres et agents y voient plutôt une atteinte directe à un patrimoine hospitalier jugé indispensable pour toute la province.

Le cœur du désaccord porte sur le projet présenté par l’UOM, celui de la construction d’un nouvel hôpital moderne. Les professionnels de santé le rejettent. D’après les informations relayées, la future structure ne disposerait que de 100 lits, contre 450 auparavant, soit une baisse drastique de la capacité d’accueil.

Devant cette perspective, la DPS dit non. Elle annonce déjà des actions syndicales et des mobilisations citoyennes pour obtenir l’arrêt immédiat du chantier. Pour les agents, réduire l’offre de soins dans une région où les besoins restent élevés est en contradiction totale avec la mission du secteur de la santé.

Sollicité, le recteur de l’UOM, le Professeur Apollinaire Tshibaka, a préféré ne pas se prononcer. Il a renvoyé vers l’autorité provinciale, le Gouverneur Mbwebwa Kapo, pour toute précision sur ce dossier qualifié de sensible.