Lors d’une matinée politique tenue le 17 mai 2026, le secrétaire général de l’UDPS, Augustin Kabuya, a répliqué aux récentes attaques de l’opposant Martin Fayulu. Cet échange ravive les passes d’armes entre figures de premier plan de la scène politique congolaise.

Le contexte est particulièrement sensible. Le débat sur une éventuelle révision constitutionnelle divise la classe politique et mobilise l’opinion publique.

Quelques jours plus tôt, Martin Fayulu avait publiquement réduit le rôle d’Augustin Kabuya dans l’histoire de l’UDPS. Le président de l’ECiDé a affirmé qu’à l’époque où il militait aux côtés des dirigeants historiques du parti, Kabuya se contentait d’« ouvrir la porte ». Il a aussi revendiqué avoir, en 2006, sorti l’UDPS de ce qu’il a qualifié d’« agonie politique ». Ces propos ont visiblement suscité une vive réaction au sein du parti présidentiel.

Devant ses militants et cadres, Augustin Kabuya a contre-attaqué en mettant en avant sa capacité de mobilisation et son influence actuelle.
« L’âge ne fait pas le poids politique. Martin Fayulu devra respecter le Chef de l’État Félix Tshisekedi. Il n’a pas encore accompli ce que j’ai réalisé en matière de mobilisation. En politique, seul le rapport de force compte », a-t-il lancé.

Cette sortie illustre la montée des tensions entre la majorité et l’opposition, alors que chaque camp cherche à consolider sa base à l’approche des arbitrages institutionnels.

Au-delà des attaques personnelles, l’affrontement entre Fayulu et Kabuya révèle une bataille plus profonde : celle de la légitimité politique, de l’héritage de l’opposition historique, et de la capacité à incarner aujourd’hui une force populaire crédible en RDC.

Tandis que la question constitutionnelle alimente spéculations et affrontements, plusieurs observateurs craignent une radicalisation du discours public, dans un pays déjà fragilisé par des tensions sécuritaires et sociales persistantes.