En déplacement à Bruxelles, le ministre de la Justice, Guillaume Ngefa Atondoko Andali, accompagné du procureur général près la Cour de cassation, Firmin Mvonde, a tenu une séance de travail avec Frédéric Van Leeuw, président du Collège des procureurs généraux de Belgique et procureur général de Bruxelles. Au cœur des échanges, l’adaptation des dispositifs pénaux aux infractions liées à la parole publique à l’ère du numérique.
La Belgique et la RDC resserrent leur coopération face aux abus numériques

Les discussions ont notamment porté sur l’évolution récente du droit belge en matière de diffamation, d’injures et de menaces, y compris lorsque ces faits sont commis depuis l’étranger. Cette approche traduit une prise en compte accrue du caractère transfrontalier des abus en ligne, devenus plus complexes à encadrer dans un contexte de mondialisation numérique.
Entré en vigueur le 8 avril 2026, le nouveau Code pénal belge consacre un tournant majeur. Il retire à ces infractions leur qualification de délits de presse, les soustrayant ainsi au régime protecteur prévu par l’article 150 de la Constitution. Désormais, ces faits relèvent du droit pénal ordinaire, ouvrant la voie à des poursuites plus directes et à un traitement judiciaire renforcé.
Pour le ministre Guillaume Ngefa, cette réforme constitue une réponse adaptée à la montée des violences verbales en ligne, des campagnes de haine et des menaces qui circulent au-delà des frontières. Il insiste sur la nécessité d’outils juridiques modernisés et d’une coopération internationale accrue pour mieux protéger les citoyens et préserver la dignité humaine dans l’espace numérique.
Cette convergence de vues avec la Belgique fait écho aux réformes engagées en République démocratique du Congo, où les autorités entendent également renforcer l’encadrement juridique de la parole publique sur Internet. Dans cette dynamique, Kinshasa et Bruxelles posent les bases d’un front judiciaire commun face à des infractions désormais déterritorialisées.
Pierre Kabongu
Journaliste
Les plus lus - Actualités & Entreprises
Équateur : Six prétendus officiers des FARDC arrêtés, que venaient-ils réellement faire à Mbandaka ?
Sous-traitance en RDC : derrière les 83 % de contrats « congolais », le défi des prête-noms
Ebola en RDC : Tibor Nagy accusé de désinformation autour des 700 millions de dollars
Franck Mwe di Malila : De ministre à rebelle - quand l'enfant gâté de la République choisit de la combattre
IA : un accord moral, sans nouvelle loi
RDC : le gouvernement adopte le Programme nucléaire congolais 2026-2035
Washington fait languir Paris : son nouvel ambassadeur toujours sans feu vert
Kinshasa : Judith Suminwa lance la 4e édition du Forum du génie scientifique congolais
La rédaction vous recommande

Équateur : Six prétendus officiers des FARDC arrêtés, que venaient-ils réellement faire à Mbandaka ?
23 oct. 2026

Sous-traitance en RDC : derrière les 83 % de contrats « congolais », le défi des prête-noms
22 oct. 2026

Ebola en RDC : Tibor Nagy accusé de désinformation autour des 700 millions de dollars
16 oct. 2026
Nos lecteurs ont lu ensuite
Équateur : Six prétendus officiers des FARDC arrêtés, que venaient-ils réellement faire à Mbandaka ?
Sous-traitance en RDC : derrière les 83 % de contrats « congolais », le défi des prête-noms
Ebola en RDC : Tibor Nagy accusé de désinformation autour des 700 millions de dollars
Franck Mwe di Malila : De ministre à rebelle - quand l'enfant gâté de la République choisit de la combattre
IA : un accord moral, sans nouvelle loi

Équateur : Six prétendus officiers des FARDC arrêtés, que venaient-ils réellement faire à Mbandaka ?

Sous-traitance en RDC : derrière les 83 % de contrats « congolais », le défi des prête-noms

Ebola en RDC : Tibor Nagy accusé de désinformation autour des 700 millions de dollars

Franck Mwe di Malila : De ministre à rebelle - quand l'enfant gâté de la République choisit de la combattre

