Dans une publication diffusée sur le réseau social X, la CENCO indique que les manifestants ont occupé les abords de son siège durant près de deux heures. L'intervention des forces de l'ordre a finalement permis de rétablir le calme et de disperser les protestataires.

Selon les informations communiquées par l'épiscopat, des pneus ont été incendiés pour entraver l'accès au Centre interdiocésain, tandis que des slogans et des injures ont été proférés contre les responsables de l'Église catholique. Aucun dommage matériel n'a toutefois été signalé.

Les manifestants ont également remis un mémorandum dans lequel ils demandent à la CENCO, notamment à Mgr Donatien Nshole et au cardinal Fridolin Ambongo, d'adopter une attitude qu'ils jugent plus respectueuse à l'égard du président de la République, Félix Tshisekedi.

Cet épisode intervient quelques jours après d'autres incidents ayant visé des installations de l'Église catholique, notamment l'archevêché de Kinshasa ainsi que des paroisses à Kananga et à Luebo. Ces actes avaient suscité de nombreuses réactions au sein de la classe politique et de la société civile.

Ces tensions s'inscrivent dans un climat politique particulièrement sensible, marqué par les prises de position de l'Église catholique sur plusieurs questions d'intérêt national, notamment le débat autour d'une éventuelle révision de la Constitution.