Dans un communiqué publié dimanche 10 mai, le parti de l’ancien Premier ministre Augustin Matata Ponyo affirme que l’incident s’est produit aux alentours de 13 heures, alors qu’une messe d’action de grâce était organisée pour célébrer le quatrième anniversaire de la formation politique. Plusieurs militants, cadres du parti et invités assistaient à cette cérémonie au siège situé sur l’avenue Nguma, dans le quartier Macampagne.

Selon LGD, des individus identifiés comme membres de la Force du Progrès auraient fait irruption dans l’enceinte du parti après avoir forcé le portail principal, avant de s’en prendre aux personnes présentes. Le parti évoque des scènes de violences ayant provoqué des blessés ainsi que d’importants dégâts matériels.
Le bilan provisoire communiqué par la direction du LGD fait état de plusieurs militants blessés, dont deux grièvement.

Le formation politique membre de la plateforme “Sauvons le Congo” rapporte également le vol de sept téléphones portables et de deux ordinateurs, ainsi que la destruction du portail principal, de chaises et d’autres biens. La direction de LGD affirme que ses militants ont réussi à repousser les assaillants avant l’arrivée des policiers affectés à la surveillance d’un bâtiment voisin de l’Agence nationale de renseignements (ANR).

Dans sa réaction, le parti condamne “avec la plus grande fermeté” ce qu’il qualifie d’ “acte de violence politique et d’intimidation”, estimant que cette attaque constitue une menace contre les libertés démocratiques garanties par la Constitution congolaise.

“Aucune intimidation ni menace ne détournera le LGD de son combat républicain et démocratique”, insiste le communiqué, qui réaffirme la détermination du parti à poursuivre son engagement en faveur de l’État de droit et des libertés publiques.

Dans un climat politique marqué par de fortes tensions en RDC, le parti dirigé par Matata Ponyo voit dans cette attaque un signal préoccupant pour le pluralisme politique. Le secrétaire général du parti, Francklin Tshamala, appelle les autorités à diligenter une enquête “indépendante et impartiale” afin d’identifier les auteurs présumés et de les traduire en justice.

La direction de LGD appelle également la communauté nationale et internationale à rester attentive face à ce qu’il considère comme une montée de l’intolérance politique en République démocratique du Congo.