Dans ce courrier, l’autorité provinciale rappelle que sa nomination découle d’un processus validé par l’UDPS/Tshisekedi, avant son investiture officielle aux côtés du gouverneur. Il affirme pourtant ne pas être impliqué dans la gestion collégiale de la province. Malgré son statut institutionnel, il dit être écarté de plusieurs décisions qu’il juge cruciales pour l’exécutif provincial.

Le vice-gouverneur déplore aussi découvrir certaines informations sur la gestion provinciale « comme tout le monde ». Pour lui, cette situation contredit l’esprit de collaboration qui devrait prévaloir entre les responsables des institutions provinciales. La correspondance a été transmise à plusieurs instances : le Vice-Premier ministre de l’Intérieur, le secrétariat général de l’UDPS, l’Assemblée provinciale, la Police nationale congolaise, l’ANR et les autorités judiciaires de Mbujimayi.

Pour l’heure, le gouverneur de province n’a pas réagi publiquement à ces accusations. Cette sortie intervient alors que le climat politique provincial reste tendu, marqué par plusieurs frictions institutionnelles.