Dans ce courrier du 18 mai 2026, la fédération dit suivre « avec indignation et amertume » l’escalade entre les deux dirigeants. Elle estime que ces querelles fragilisent les institutions provinciales et se répercutent directement sur la vie des habitants.

Pour désamorcer la crise, l’UDPS Mbuji-Mayi 2 demande à l’Assemblée provinciale d’agir sans délai et d’organiser une médiation entre les deux membres de l’exécutif. Le parti insiste sur la nécessité de placer l’intérêt général au-dessus des divergences et de respecter les règles de bonne gouvernance.

Cette passe d’armes survient dans une province où l’instabilité politique est devenue récurrente. Depuis 2019, le Kasaï Oriental enchaîne les conflits au sommet de l’exécutif. Les gouverneurs se succèdent, souvent rattrapés par des crises, des procédures de destitution ou des luttes internes qui placent régulièrement leurs adjoints à l’intérim.

Ce jeu de chaises musicales, parfois plusieurs fois au cours d’un même mandat, a installé un climat d’incertitude durable. Selon plusieurs observateurs, ces blocages répétés nuisent à la continuité de l’action administrative et freinent le développement d’une province déjà confrontée à d’importants défis sociaux et économiques.

Signée par Kabamba Kabamba André, président fédéral a.i. de l’UDPS Mbuji-Mayi 2, la lettre s’inscrit dans une série d’inquiétudes sur la stabilité des institutions au Kasaï-Oriental.