L’opposant congolais Jean-Marc Kabund a vivement critiqué la relance du débat autour d’un éventuel changement de la Constitution en République démocratique du Congo, estimant qu’il s’agit d’une diversion face aux véritables défis auxquels le pays est confronté.
Jean-Marc Kabund dénonce un “faux débat” sur la Constitution

Dans une déclaration publiée sur le réseau social X, le président du parti Alliance pour le changement a qualifié cette discussion de “faux débat” visant, selon lui, à détourner l’attention de la situation sécuritaire dramatique dans l’est du pays et à retarder la tenue d’un dialogue politique inclusif.
“Relancer le faux débat sur le changement de la Constitution pour détourner l’attention des vrais problèmes du pays et repousser le dialogue politique inclusif, pendant que les Congolais meurent dans une guerre injuste, est moralement inacceptable et politiquement irresponsable”, a-t-il déclaré.
-Mise en garde sur la crise sécuritaire-
Dans son message, Jean-Marc Kabund a également mis en garde contre les conséquences d’un retard dans la recherche d’une solution politique à la crise sécuritaire. Il estime que ceux qui freinent la tenue d’un dialogue national porteront “la responsabilité historique” de n’avoir pas agi à temps pour mettre fin aux violences dans l’est du pays.
L’ancien premier vice-président de l’Assemblée nationale évoque notamment une “annexion de fait” d’une partie du territoire national par le Rwanda, dénonçant une situation qu’il juge alarmante.
La sortie de l'ex secrétaire général de l'UDPS intervient dans un contexte politique particulièrement sensible. Elle survient notamment 48 heures après la prise de position du deuxième vice-président du Sénat, Modeste Bahati Lukwebo, qui s’était publiquement opposé à toute initiative visant à réviser ou à modifier la Constitution.
Cette déclaration du leader de l'AFDC-A a suscité de vives réactions dans la classe politique et intervient alors qu’une procédure de destitution visant un membre du bureau de la chambre haute est évoquée, alimentant davantage les tensions au sommet des institutions. Dans ce climat déjà marqué par les défis sécuritaires et politiques, le débat sur une éventuelle réforme constitutionnelle continue ainsi de diviser la scène politique congolaise.
LBL
Journaliste
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