À partir des initiatives recensées entre février et juin 2026, Congo Nouveau a établi un baromètre des membres du gouvernement les plus en vue. L'analyse repose sur plusieurs critères, notamment l'importance des réformes engagées, la mise en œuvre des politiques publiques, la présence sur le terrain, la capacité de mobilisation ainsi que les premiers effets observés.

En tête de ce classement figure le ministre des Mines, Louis Watum Kabamba, dont l'action imprime une nouvelle dynamique au secteur minier. Son ambition est claire : faire de la République démocratique du Congo non plus un simple exportateur de minerais, mais un pays capable de les transformer localement afin d'accroître leur valeur ajoutée et de renforcer sa souveraineté économique.

Sous sa conduite, plusieurs chantiers structurants ont été engagés. La lutte contre la fraude minière a été renforcée avec la création de la Commission nationale dédiée et la fermeture de plusieurs sites d'exploitation illégale d'or en Ituri. Parallèlement, le gouvernement poursuit la formalisation de l'exploitation artisanale, améliore la transparence dans la gouvernance du secteur et accélère les travaux d'exploration géologique.

Les premiers résultats se traduisent notamment par le redressement du marché du cobalt, les préparatifs de la première production commerciale de lithium congolais, le développement du complexe sidérurgique MIFOR, les recherches sur le cuivre dans l'espace Kasaï à travers le projet MICKA ainsi que la mise en place d'un Data Warehouse destiné à moderniser la gestion des données minières. Plusieurs partenariats stratégiques conclus avec les États-Unis, le Japon, la Belgique, la Chine et le Canada viennent également soutenir cette nouvelle orientation.

Au ministère de la Communication et médias, Patrick Muyaya continue d'occuper une place centrale dans le dispositif gouvernemental. Dans un contexte marqué par la poursuite du conflit dans l'est du pays et la multiplication des campagnes de désinformation, le porte-parole du gouvernement a consolidé la communication institutionnelle et renforcé la présence médiatique de l'exécutif.

À travers la campagne “Congolais Telema” et ses nombreuses interventions sur les scènes nationale et internationale, il s'est imposé comme l'un des principaux porte-voix de la RDC, défendant la position du gouvernement et dénonçant les campagnes de manipulation de l'information liées au conflit.

Nommé à la tête du ministère de la Justice, Guillaume Ngefa a rapidement engagé plusieurs réformes destinées à renforcer l'État de droit. Son action est marquée par l'intensification de la lutte contre la cybercriminalité et la désinformation, l'audit du FRIVAO, la formation de plus de 2 500 magistrats, le renforcement de la coopération avec la Cour pénale internationale ainsi que le lancement d'un vaste programme de modernisation des infrastructures judiciaires.

Le secteur des Infrastructures figure également parmi les plus actifs. Sous l'impulsion de John Banza, plusieurs projets structurants connaissent une accélération, notamment la réhabilitation de la RN2, le corridor routier RDC-Angola, la construction du pont sur le fleuve Lualaba, la caravane infrastructurelle Kinshasa-Lubumbashi ainsi que les travaux de normalisation des infrastructures publiques. Malgré les défis liés au financement, plusieurs chantiers affichent des avancées notables.

Sur le front diplomatique, la ministre des Affaires étrangères Thérèse Kayikwamba Wagner a contribué au retour de la RDC au Conseil de sécurité des Nations unies en qualité de membre non permanent. Son action s'est également illustrée par la conclusion de plusieurs accords stratégiques, notamment avec le Rwanda et les États-Unis.

À l'Économie nationale, le vice-Premier ministre Daniel Mukoko Samba poursuit, pour sa part, une politique axée sur le désenclavement économique, le développement des infrastructures de soutien à la production et la modernisation des chaînes logistiques afin de contribuer à la lutte contre la vie chère.

Ces premiers indicateurs mettent en évidence une équipe gouvernementale engagée dans plusieurs réformes d'envergure. Si les ambitions affichées sont importantes, leur véritable évaluation dépendra des résultats qu'elles produiront durablement sur la croissance, la gouvernance et l'amélioration des conditions de vie des Congolais. C'est sur ce terrain que sera finalement jugée l'action du gouvernement Suminwa II.