Pour beaucoup d’analystes, cette poule fait partie des plus denses de ces qualifications. Entre une nation au palmarès historique, une sélection en pleine ascension et une équipe réputée coriace, le Congo n’aura pas droit à l’erreur. Il faudra vite retrouver de la rigueur et de la régularité pour espérer décrocher une place pour le Maroc.

Le souvenir de la CAN 2015 reste vif dans l’esprit des supporters. Cette année-là, les Diables Rouges avaient livré un parcours prometteur avant de craquer en quarts de finale face à la RDC. Menés 2-0, ils s’étaient inclinés 4-2 après une remontée spectaculaire des Léopards. Depuis, le Congo n’a plus retrouvé le chemin de la phase finale continentale.

Cette élimination a marqué le début d’une longue période d’instabilité. Le football congolais enchaîne depuis les campagnes inachevées et peine à retrouver son rang parmi les nations qui comptent en Afrique.

Dans ce groupe G, le Cameroun part logiquement favori. Les Lions Indomptables arrivent avec l’obligation de réagir après plusieurs contre-performances. Forts de leur expérience des grands rendez-vous, ils miseront sur leur puissance physique et leur savoir-faire africain pour dicter le rythme.

Attention aussi aux Comores. Les Coelacanthes ne sont plus une surprise. Disciplinés, bien organisés et aguerris après leurs dernières participations, ils ont désormais les armes pour bousculer n’importe quelle hiérarchie.

La Namibie, elle, reste une équipe silencieuse mais redoutable. Moins exposée médiatiquement, elle compense par une organisation défensive solide et un engagement physique qui a déjà fait douter des équipes mieux cotées.

Pour espérer revenir, le Congo devra gagner en constance mentale et transformer Brazzaville en forteresse. Dans une poule aussi serrée, le moindre faux pas à domicile peut condamner les espoirs de qualification.

Ces éliminatoires ont donc tout du test de maturité. Entre l’envie de renaître et l’urgence des résultats, les Diables Rouges jouent gros sur la route de la CAN 2027.