Dans une déclaration publiée quelques heures après l’allocution présidentielle, Francine Muyumba a notamment mis en doute la capacité de Félix Tshisekedi à définir seul les modalités d’un dialogue destiné , selon elle, à traiter une crise politique dont le chef de l’État st lui-même partie prenante.

“On ne peut être à la fois partie, arbitre et maître des règles du jeu”, a-t-elle déclaré.

Pour la cadre du PPRD, le président de la République ne devrait donc pas déterminer seul les contours du dialogue, notamment son agenda, la liste des participants, les éventuelles exclusions ou encore les préalables à sa tenue.

“Étant lui-même partie prenante à la crise politique que ce dialogue est appelé à résoudre, le président Tshisekedi ne peut en fixer unilatéralement les règles du jeu, l’agenda, les participants, les exclusions ou les préalables”, a-t-elle soutenu.

Cette réaction intervient quelques heures après l’annonce, par le chef de l’État, du lancement d’un processus de dialogue national consacré à la paix, à la cohésion nationale et à la refondation de l’État.

Dans son discours, Félix Tshisekedi présenté ce dialogue comme un cadre destiné à renforcer la cohésion nationale, consolider les institutions et favoriser la participation des différentes composantes de la société congolaise à la recherche de solutions aux défis du pays.

L’initiative présidentielle continue ainsi de susciter des réactions contrastées au sein de la classe politique. Si certains acteurs saluent l’ouverture d’un espace de concertation, d’autres s’interrogent déjà sur les modalités du processus, son agenda et surtout sur les acteurs appelés à y prendre part.