Moïse Katumbi, Martin Fayulu, Jean-Marc Kabund, Delly Sesanga, Denis Mukwege, Seth Kikuni et d’autres figures de l’opposition dénoncent ce qu’ils présentent comme une collaboration entre les forces de l’ordre et des militants du parti présidentiel. Certains vont jusqu’à qualifier la Force du progrès de “milice”, l’accusant d’agir comme un instrument de répression politique.

Les accusations se sont intensifiées après les affrontements ayant causé des morts, des blessés et des dégâts matériels. Les opposants estiment que ces événements illustrent une détérioration du climat politique et un rétrécissement des libertés publiques en RDC.

Au-delà des incidents du 12 juin, la polémique s’inscrit dans un contexte marqué par les tensions autour d’une éventuelle révision de la Constitution. Pour l’opposition et plusieurs mouvements citoyens, la fermeté observée lors de la dispersion du sit-in traduit la volonté du pouvoir de contenir toute contestation liée à ce débat sensible.

Le PPRD, la LUCHA et Filimbi ont également exprimé leurs inquiétudes, appelant au respect des libertés fondamentales et à l’ouverture d’enquêtes sur les violences. Dans un climat politique de plus en plus tendu, la question du rôle de la Force du progrès s’impose désormais comme l’un des principaux sujets de confrontation entre le pouvoir et ses adversaires.